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Le sidemount : les blocs sur les côtés, et pourquoi ça change autant
Une vraie redondance, l'accès aux passages étroits, et une courbe d'apprentissage à respecter
La première fois que quelqu'un voit un plongeur en sidemount, il pense souvent que c'est une excentricité esthétique. La deuxième fois, quand il le voit passer par une fissure où son bi-bouteille dorsal ne rentrerait pas, ou entrer dans l'eau sans porter vingt kilos sur le dos, il comprend de quoi il s'agit.
Dans cet article, tu vas voir d'où vient la configuration sidemount, comment elle se monte, quels problèmes elle résout (redondance, accès, logistique et trim), comment on gère le gaz en alternant les blocs, et en quoi elle diffère vraiment du montage dorsal classique.
Le sidemount est la porte d'entrée la plus courante vers la redondance de gaz, et c'est aussi une configuration souvent adoptée par effet de mode et mal exécutée. Cet article est un contenu éducatif et ne remplace pas la formation spécifique, où le matériel est ajusté à chaque morphologie.
D'où ça vient et ce que ça résout
La configuration est née dans l'exploration des grottes, où les passages étroits et les siphons rendaient impraticable un montage dorsal volumineux. Porter les blocs sur les côtés permet de franchir des restrictions, de retirer un bloc et de le pousser devant soi, puis de le remettre : quelque chose de tout simplement impossible avec un bi-bouteille sur le dos.
De là, elle est passée à la plongée technique en général puis, plus tard, à la plongée loisir, où elle résout des problèmes différents des problèmes d'origine. Le premier est la redondance : deux blocs indépendants, chacun avec son propre premier et deuxième étage, signifient qu'une panne de gaz touche la moitié de ton alimentation, pas la totalité.
Le deuxième est logistique, et il ne faut pas le sous-estimer : on entre dans l'eau sans porter le poids sur le dos. Lors d'une entrée depuis la côte, sur une échelle de bateau avec de la houle, ou pour quelqu'un ayant des problèmes de dos, la différence est énorme, car les blocs sont accrochés une fois dans l'eau.
Le troisième est l'hydrodynamisme et le trim. Bien réglé, le profil est plus plat et plus compact que celui d'un bi-bouteille dorsal, et l'équilibre s'ajuste avec précision en déplaçant les points d'attache.
Et le quatrième, plus prosaïque : deux blocs de onze ou douze litres se manipulent, se transportent et se chargent bien plus facilement qu'un bi-bouteille relié par un pont.
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